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Le Kamiza

 

Le Kamiza (littéralement le côté élevé ou siège du haut) désigne la meilleure place ou place d’honneur, par opposition au Shimoza, ou siège du bas.

L’expression est utilisée pour identifier les places préférentielles, que ce soit dans une pièce ou dans les transports en commun.

Dans un espace clos telle une pièce, en général, le Kamiza est l’emplacement le plus éloigné de la porte, souvent considéré comme étant le moins exposé aux courants d’air et également, comme le plus sûr dans le Japon féodal puisque le plus éloigné en cas d’attaque directe.

Dans les dojos, le Kamiza désigne la « résidence de l’esprit » (un kami étant un esprit dans la religion Shinto « la voie des dieux »).

Le Kamiza dispose d’un autel (Tokonoma) avec, généralement, un « Torii » (porte) à laquelle sont associés divers accessoires (katana, calligraphie, portrait, …).

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Le Hakama

 

 

Le hakama est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d’un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Femmes comme hommes pouvaient porter le hakama.

Certains prétendent qu’un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l’adversaire. Cette explication ne fait pas l’unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui demeuraient visibles sous le tissu. Par ailleurs, lorsqu’il n’était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu’il attachait les manches du kimono par une bande de tissu, le tasuki. C’était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie (hakama umanori), mais il existe des hakama dont les jambes ne sont pas séparées (andon bakama).

De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l’aïkido, le kendo,le iaido, le kenjutsu, l’aïkijutsu,l’aïkibudo, le jiu jitsu, le nihon kempo, et plus rarement le judo. Pour le jiu jitsu, il est utilisé dans les koryu (écoles anciennes) principalement, et non dans les styles modernes.

Dans ce contexte, on parle parfois de keikobakama (littéralement « hakama d’entraînement »). Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme le iaido ou l’aïkido. Les hakama de qualité présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d’éviter qu’elles ne s’entortillent sur elles-mêmes.

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Samurai spirit and sword

Trailer du documentaire de Roger Walch de 18 mn. Chibouli et coupe au katana.