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Le Kamiza

 

Le Kamiza (littéralement le côté élevé ou siège du haut) désigne la meilleure place ou place d’honneur, par opposition au Shimoza, ou siège du bas.

L’expression est utilisée pour identifier les places préférentielles, que ce soit dans une pièce ou dans les transports en commun.

Dans un espace clos telle une pièce, en général, le Kamiza est l’emplacement le plus éloigné de la porte, souvent considéré comme étant le moins exposé aux courants d’air et également, comme le plus sûr dans le Japon féodal puisque le plus éloigné en cas d’attaque directe.

Dans les dojos, le Kamiza désigne la « résidence de l’esprit » (un kami étant un esprit dans la religion Shinto « la voie des dieux »).

Le Kamiza dispose d’un autel (Tokonoma) avec, généralement, un « Torii » (porte) à laquelle sont associés divers accessoires (katana, calligraphie, portrait, …).

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Sugino Senseï

Maître Sugino Yoshio et le Katori Shintô Ryu

Maître Sugino naquit au sein d’une famille paysanne le 12 décembre 1904 (37ème année de l’aire Meïji) à Naruto, petit village fermier face à l’Ile de Kugukurihama, dans la province de Chiba.

En 1916, il débuta la pratique des arts martiaux par le kendo, comme beaucoup de garçons japonais à cette époque. Son professeur était Shingaï Saneatsu Senseï.

Parallèlement, il débutait le Judo avec Iizuka Kunisaburo Senseï qui, quelques années plus tard le recommanda au Kodokan Dojo, dirigé par Kano Jigoro Senseï. Sugino Senseï y pratiqua de nombreuses années, et c’est là qu’il fit connaissance de Mochizuki Minoru.

En 1927, il ouvrait un dojo d’entraînement au Judo Kodokan dans la ville de Kawasaki où il habitait alors.

 




En 1928 il obtint le grade de 4ème DAN de Judo, puis cessait alors la compétition. Cette même année Kano Jigoro Senseï avait invité, dans le cadre de la section Kobudo-kenkyu-kaï qu’il avait créée, quatre maîtres de Katori Shintô Ryu à venir enseigner leur Art. A cette époque au Kodokan, la compétition prenait de plus en plus d’importance et Maître Sugino ne trouvait plus en lui a force et la foi des premières années. Son enthousiasme pour le Judo passa peu à peu pour le Katori shintô ryu. Il choisit donc de s’adonner à la voie du sabre avec Shiina Senseï.

 

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Harmoniser les énergies avec l’aïkido

 


Fondé par Morihei Ueshiba (1883-1969), l’Aïkido, dont le nom est tiré de (harmonie), de Ki (énergie), et de Do (voie), est la voie de l’harmonisation des énergies.

Les Traditions spirituelles à l’origine de l’Aïkido
Certes, la part de la légende est grande, en ce qui concerne la genèse de l’Aïkido, mais ce que l’on ne peut nier c’est l’implication de Ueshiba dans la Tradition spirituelle universelle et, plus particulièrement, dans les religions du Japon.

La première, le Shinto, insiste très nettement sur la pureté et la purification, d’où une grande propension des Japonais à la propreté, à l’abstinence ou aux offrandes.

 

La deuxième, le Bouddhisme, repose essentiellement sur la nécessité de s’affranchir de l’illusion et de la souffrance qu’elle engendre, notamment en prenant conscience de l’impermanence de tous les phénomènes.

L’influence du Taoïsme, également, n’est pas absente de l’Aïkido, avec son principe unique s’exprimant dans le mouvement Yin-Yang, et sa recherche de la perfection.

Le Confucianisme, lui aussi, intervient dans les aspects les plus sociaux de l’Aïkido, depuis le contrôle constant de soi-même, jusqu’au respect des rites et de l’ordre.

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